Les mensonges, à bannir ou à utiliser ? Article collaboratif

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Hey vous ! J’espère que vous allez bien ! Je reviens aujourd’hui pour un article qui s’est fait un peu attendre mais le voilà enfin ! J’ai l’honneur de vous présenter l’article provenant de notre riche débat à propos de la question suivante : Faut-il toujours dire la vérité ? Les mensonges sont-ils à bannir ou à utiliser ?  Si vous ne connaissez pas le principe des articles débats, je vous mets le lien expliquant juste ici Fonctionnement des articles débats et pour ceux qui voudrait lire ou relire l’article débat à l’origine de celui-ci (ce que je conseille fortement pour se remettre dans le contexte), il est disponible juste là également Faut-il toujours dire la vérité ?

Avant de commencer, il est essentiel pour moi de tous vous remercier pour votre participation ! Vous avez été nombreux et très enrichissants ! Merci beaucoup pour tous vos retours, vos points de vues exprimés et votre temps accordé à ce débat ! J’espère que l’article qui suivra sera à la hauteur de votre contribution ! Je vais tenter de faire une synthèse des opinions de tout le monde afin d’aboutir à un article riche et complet ! Are you ready ? So let’s go !

Dire la vérité, la bonne option :

Malgré les opinions divergentes et les nuances apportées, on peut observer un consensus général sur le fait que dire la vérité est la bonne option. Beaucoup ont avoué être d’une nature franche, vouloir dire la vérité au maximum, et je me pose moi-même dans cette optique. Dire la vérité est la solution morale dans la plupart des cas (je dis bien dans la plupart des cas car ce n’est pas aussi simple !) Ainsi à la question, faut-il toujours dire la vérité, nous serions tentés de répondre oui bien sûr, comme si cela était un idéal. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait lorsque je vous ai partagé mon avis personnel sur la question. Mais réponse trop simple, ou naïve, il semblerait que dire la vérité en toutes occasions ne serait pas forcément la meilleure option. Vous en doutez ? La suite est pour vous.

 

Différents niveaux de mensonges :

mensonges-mentir-outil-verite-opinion-vision-article-debat-collaboratif-honnetete-microment-existmoreLe point qui est souvent revenu dans les commentaires, dans un premier temps,  c’est la distinction entre différents niveaux de mensonges. Il y aurait des « petits mensonges  sans conséquences » et donc sous-entendu des « gros mensonges qui ont des conséquences ». Autrement, dit il y aurait une certaine hiérarchie (déterminée à partir de quels critères ?) différenciant de « petits » mensonges socialement acceptables et  de « gros » mensonges inacceptables, quoique la encore ça dépendrait de la situation. Ainsi Hélène nous disait que « ça facilite quand même la vie de ne pas tout avouer tout le temps » à propos de retard ou d’autres choses plutôt insignifiantes, et Nadia avançait même le propos suivant très intéressant : « La vérité c’est déjà qu’on micro ment tous au quotidien ».

La différence entre mensonges par omission et « mensonges tout court » prend alors tout son sens . Il semblerait y avoir une grande distance entre ces deux types  mensonges, le mensonge par omission n’étant presque pas considéré comme un mensonge ou du moins est acceptable.

mensonges-mentir-outil-verite-opinion-vision-article-debat-collaboratif-honnetete-facilite-existmoreAutre différence de degré de mensonge à considérer, serait le résultat de ce mensonge. Il y aurait des mensonges qui nuiraient aux autres, certains qui n’auraient pas de conséquences, et d’autres qui protégeraient. C’est le cas du mensonge à l’entretien d’embauche pour reprendre Thomas, qui est nécessaire et qui se présente comme un outil à notre disposition pour décrocher le job, un mensonge sans conséquence donc, et le mensonge que l’on avance à nos enfants à propos du Père Noël qui existe pour créer de la magie dans leur vie, un mensonge positif. Après chacun juge s’il est préférable de dire la vérité aux enfants à propos du Père Noël ou au contraire s’il vaut mieux faire perdurer cette magie. Quoiqu’il en soit ce mensonge n’est pas négatif, loin de là, et il n’est pas, à mon avis, à réprimer.

Ainsi, lorsque l’on parle de mensonges, il faut déterminer de quel niveau de mensonges on parle, ceux sans conséquence, ceux qui protègent ou ceux qui nuisent, car ils n’ont rien à voir si ce n’est qu’ils portent la même dénomination.

Mentir, une preuve de maturité ?

mensonges-mentir-outil-verite-opinion-vision-article-debat-collaboratif-honnetete-societe-existmoreAutres points très intéressant que j’ai pu noter dans les commentaires, c’est que plusieurs d’entre vous, m’ont dit avoir été franches dans leurs jeunes années, puis avoir appris à garder des choses pour soi en grandissant. Cela viendrait-il des normes inculquées par la société qui s’ancrent un peu plus profondément dans notre comportement ? Ou bien d’une prise de conscience que le mensonge est parfois une meilleure  option ?

Quoiqu’il en soit vous êtes majoritaires à penser que le mensonge peut être également positif parfois, que « dans certains cas il vaut mieux apprendre à dealer avec sa propre conscience que faire du mal autour de soi » ou encore que « toute vérité n’est pas bonne à dire » pour reprendre Caro Bleue Violette. Ainsi avec l’âge, à force d’expériences, on se rendrait compte que dans certaines situations le mensonge serait plus adapté. Avec les expériences, on se rendrait compte que ce combat mené pour l’honnêteté à tout prix perd de sa nécessité  et qu’il faut y introduire une profondeur, une autre option, le mensonge.

« La société nous fait penser qu’être trop honnête ce n’est pas bien » (Cindy). A méditer.

Mentir, LA bonne option

mensonges-mentir-outil-verite-opinion-vision-article-debat-collaboratif-honnetete-dire-existmoreAinsi il est apparu plusieurs situations où le mensonge serait LA bonne option à choisir, ou du moins celle qui aurait le plus d’avantages. Plus qu’une preuve de maturité, le mensonge pourrait être nécessaire.

Pour reprendre notre exemple du début, c’est le cas des contes que l’on raconte à nos enfants, du Père Noël, de la Petite Souris qui existent et qui font entrer de la magie dans ce monde.

C’est le cas également des surprises. Sans mensonges les surprises seraient encore plus difficiles à organiser (prévoir un plan d’évitement de la personne en question ? Pas facile, le mensonge peut s’avérer très utile !)

C’est le cas aussi des personnes qui souhaitent qu’on leur mente. C’est ce dont nous fait part Hélène dans son commentaire, lorsqu’elle parle de son ami qui préférerait qu’on lui mente à propos d’une trahison possible de son conjoint plutôt que de savoir la vérité. Comme elle le dit si bien « Confronter sa vision des choses avec son entourage » peut être nécessaire et dans ce cas-là le mensonge serait la volonté de son ami, auquel cas il faut, à mon avis, la respecter.

C’est le cas enfin du mensonge pour protéger les autres, ne pas les inquiéter. Caro Bleue Violette en parle très bien dans son commentaire lorsqu’elle mentionne le mensonge pour « éviter de blesser inutilement des proches au sujet de choses que l’on vit ». On peut être dans une phase difficile et préférer garder ses problèmes pour soi par peur d’inquiéter les autres.  Est-ce pour autant condamnable parce qu’on a menti ? Je ne sais pas si c’est la bonne décision, car demander de l’aide ou simplement s’exprimer pourrait être une meilleure solution, mais ce choix relève de chacun. Il est légitime de vouloir mentir pour protéger ou ne pas inquiéter ses proches.

Voilà les amis ! Y a –t-il une conclusion possible à un tel débat ? Difficile à déterminer. Pour ma part, ce que je peux retenir de ce débat qui a été très enrichissant, c’est que ça dépend des situations, des personnes et qu’il faut, avant de prendre une décision sur mentir ou non, « peser le pour et le contre », autrement dit s’adapter. J’ai compris, personnellement, à travers vos commentaires, que parfois les mensonges peuvent être sans conséquences, voire être pratiques, positifs ou encore nécessaires. Un mensonge n’est pas forcément négatif et il ne nuit pas forcément aux autres. Il y a différents degrés et à nous de juger quelle attitude adopter en fonction de la situation spécifique. Comme le dit Hélène il faut savoir « accepter les imperfections chez moi et les autres…un écart de conduite n’est donc pas forcément à dénoncer ».

Une question philosophique me vient alors  : Peut-on réellement dire la vérité car sommes nous en mesure de la connaitre  tout simplement ?

Je remercie encore une fois tous les participants à ce débat sans qui il n’aurait pas été si enrichissant ! Grâce à vous, j’ai pu apporter une profondeur à l’article, l’enrichir, et apprendre tellement !

Je remercie donc (PS : j’ ai mis le lien vers le blog respectif de chaque participant !):

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